Appelez-moi Françoise

La région de Bruxelles-capitale a été la première à être aussi durement frappée par la crise du logement. C’est là que la flambée des loyers et des prix de vente y fut la plus spectaculaire. La concentration des personnes pauvres, les premières victimes de la crise, y est plus importante que dans les autres régions du pays. Rappelons-nous Charles Picqué qui déclarait dans la déclaration du gouvernement bruxellois en juillet 2004 que le logement serait avec l’emploi la priorité absolu de sa politique. La nouvelle secrétaire d’Etat, Françoise Dupuis, sortit très rapidement de ses cartons un plan logement ambitieux. Mais il fut malheureusement très vite clair que ces nobles ambitions ne seraient jamais suivies d’effets. Le plan fut lancé dans le plus grand amateurisme. Avec un peu de chance, d’ici la fin de la législature régionale, 200 logements auront été construits. 200 logements, sur les 5000 promis…
Pas assez de logements sociaux ? Une allocation loyer - une promesse électorale d’Ecolo, du PS et du cdH, les trois grands partis politiques de l’actuelle majorité - ne pourrait-elle, en attendant, pas aider les locataires à faibles revenus à payer leur loyer et soulager leur budget qui pour certains est consacré à plus de 60% au paiement du loyer ? Là aussi, pas de résultats tangibles. Il y a bien eu une allocation loyer mais elle n’existe que pour les logements appartenant aux communes et aux CPAS. Peut-être que quelques dizaines de gens pourront en bénéficier. Le principal argument qu’on utilise contre l’instauration d’une allocation loyer substantielle consiste dans le fait que celle-ci risque de faire monter encore plus les loyers.


