La Ville de Bruxelles refuse d'appliquer la loi

Vertaling van dit artikel: Stad Brussel lapt wet aan haar laars | publié: 11 mars, 2009 - 06:48 |

L’année passée, 162 personnes ont entrepris une grève de la faim. Afin de réaliser cette action, ils ont occupé un bâtiment vide au 91 rue royale à Bruxelles. Ce bâtiment vide depuis quelques temps était et est toujours la propriété de la Communauté française. Au moment de l’occupation, le propriétaire des lieux n’avait prévu aucun projet concret. La grève de la faim avait abouti à un modeste résultat. Chaque « gréviste » s’était vu recevoir une autorisation de séjour temporaire de trois mois (une carte orange). Ceux qui trouveraient un emploi dans les trois mois verraient leur séjour se prolonger.Malheureusement, pour recevoir la carte orange, il fallait avant tout être inscrit à la commune. Pour la plupart des grévistes de la faim cela n’était pas un problème. Ils avaient une résidence qu’ils ont abandonnée afin de participer à l’action. Treize d’entre eux n’avaient pas d’autres endroits où vivre. Cette situation ne devrait non plus poser problème désormais. En effet, la loi  relative aux inscriptions des registres de population est extrêmement claire : Toute personne pouvant prouver sa résidence dans une commune doit y être inscrite. Cela vaut également pour les personnes ne détenant pas de contrat de bail ou qui squattent par exemple. Malgré le caractère explicite de la loi, la ville de Bruxelles refuse de l’appliquer .Cela fait plus d’un an qu’elle refuse d’inscrire les habitants. Elle exige qu'avant tout ils doivent passer un accord avec le propriétaire. Même si, jusqu’à présent la Communauté française tolère l’occupation des lieux, elle n’a jamais voulu passer d’accord. L’attitude de la Ville de Bruxelles est d’autant plus incompréhensible sachant que le ministre des affaires étrangères a lui-même sommé la Ville de Bruxelles, à deux reprises, à appliquer la loi.
Les treize personnes qui sont restées dans les lieux se trouvent dans un cercle vicieux. Sans inscription pas de papiers, sans papiers pas de travail, sans travail pas de revenus, sans revenus pas de nouveau logement, sans nouveau logement pas d’inscription.
Actuellement, leur situation devient de plus en plus désespérée. Le propriétaire leur a annoncé qu’ils devaient quitter les lieux pour la fin du mois. La ville de Bruxelles est ainsi parvenue,  malgré les dispositions légales, à rendre impossible l’intégration de ces treize personnes.